Mise à jour le 17-06-2013
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LA POLYARTHRITE

Les enjeux du diagnostic précoce

Dans le cas des maladies curables, la précocité du diagnostic et donc du traitement est un gage de bons résultats. Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, on a mis très longtemps avant d’admettre cette règle de bon sens, probablement parce que l’efficacité des traitements n’était que très relative. Maintenant que l’on dispose de traitements efficaces, dont on sait qu’ils contrôlent la destruction articulaire, le problème se pose avec acuité.

Actuellement, on vise un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde dans les tous premiers mois, voire les toutes premières semaines de la maladie pour initier un traitement à visée éradicatrice.

Le diagnostic est posé sur un faisceau d’arguments :
 cliniques (douleurs articulaires évoluant depuis plus de six semaines, touchant les mains, poignets, pieds de façon symétrique mais toutes les articulations peuvent être atteintes, responsables de réveils nocturnes en deuxième partie de nuit et d'un enraidissement matinal de durée variable avec, à l'examen clinique, gonflement articulaire) ;
 biologiques (augmentation de la vitesse de sédimentation, de la protéine C-réactive, mise en évidence de facteurs rhumatoïdes - tests de Waaler-Rose et du Latex - et/ou d'anti-peptides citrulinés) ;
 morphologiques (échographie et/ou IRM à la recherche d'un épaississement synovial ou d'une inflammation des gaines synoviales) ;
 radiographiques (à la recherche d'érosions précoces, mais habituellement normaux initialement) et après exclusion des autres diagnostics (lupus érythémateux disséminé en particulier).

La prise en charge précoce est essentielle. Elle repose sur les traitements de fond dont l'action est retardée de quelques semaines. Le traitement de fond a pour objectif de freiner, voire d'arrêter l'évolution de la maladie, en diminuant le nombre d'articulations douloureuses et gonflées mais surtout en arrêtant ou prévenant les destructions du cartilage et de l'os qui peuvent être responsables d'un handicap ultérieur. Le Méthotrexate est habituellement prescrit, mais d'autres traitements peuvent être proposés (Salazopyrine®, Arava®). De très nombreux travaux ont montré que l'initiation d'un traitement de fond de façon précoce était beaucoup plus efficace pour retarder l'apparition de dégâts radiographiques que si l'on tardait à débuter un tel traitement.
Les traitements de fond doivent être poursuivis, même si la maladie est en rémission, car leur arrêt expose, en règle générale, à une rechute. Si l'instauration d'un traitement de fond précoce est primordiale, le traitement des symptômes n'en est pas moins important. Il repose sur les antalgiques pour calmer la douleur et sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou stéroïdiens (cortisone). La persistance d'une articulation ou de quelques articulations gonflées pourra amener à la réalisation d'infiltrations de corticoïde.

Après l'institution du traitement de fond et du traitement symptomatique, un suivi rigoureux est essentiel. En effet, il a été montré que l'obtention d'une faible activité de la polyarthrite rhumatoïde permettait une moindre progression des destructions articulaires. Ceci peut être obtenu en associant plusieurs traitements de fond ou en ayant recours aux biothérapies . Le traitement de fond peut améliorer les symptômes articulaires mais parfois, il n'empêche pas les destructions radiologiques. C'est pour cette raison que le rhumatologue réalisera de façon régulière un bilan radiographique. Celui-ci sera effectué deux fois par an la première année, puis tous les ans jusqu'à trois ans, puis de façon plus espacée. En effet, c'est au début de l'évolution de votre maladie que peuvent apparaître les anomalies radiographiques qu'il faut absolument essayer de stopper.

 Un diagnostic précoce, un suivi clinique et radiographique régulier afin d'adapter au mieux le traitement au cours des premières années de la maladie permettront probablement d'éviter à long terme le handicap fonctionnel observé autrefois dans cette affection.

Mis à jour le 12-03-2010 à 10:53:10


Infos
Toulouse :
Du 6 juin au 6 juillet – Exposition « Il était une fois… une polyarthrite » au CHU Purpan, Service hospitalisation de jour ROR.

Clermont-Ferrand :
Du 8 au 15 juin – Exposition « Il était une fois une PR » au CHU Gabriel Montpied.

Aubenas :
Le Mardi 18 juin à 15h, conférence « Approche de la maladie et les passages vers le bien-être », animée par Mme Bernard, psychothérapeute – Pôle de Services, 30 avenue de Zelzate

Thionville :
Le jeudi 20 juin à 19h, Fête de l'ETP Rhumato – Salle du Val Maris avec l'équipe du service d'ETP et la délégation de Moselle >>> Téléchargez le document pour plus d'infos

Montpellier :
Le Samedi 22 juin, de 14h à 17h, réunion « Grand public » organisée par la Coordination RIC – SUD >>> Téléchargez le programme

23 juin 2013 : Assemblée Générale annuelle de l'AFPric de 11h30 à 12h30. Ouverte aux adhérents à jour de cotisation sur inscription >>> Plus d'infos sur l'adresse et l'ordre du jour

Allier
Samedi 29 juin – Repas annuel de la délégation. Contact : Dominique Millot : 04.70.42.42.13 – Les adhérents recevront une invitation par courrier.

Moselle
Samedi 29 juin – Journée conviviale au Château et Jardins de Pange. Inscription avant le 24 juin 2013 >>> Téléchargez l'invitation
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