Mise à jour le 06-06-2017
Vous êtes le 2650726ème visiteurs
a / a / a
   
 

Besoin d'un conseil ?
Entr'Aide
Tél : 01 400 30 200
les mardis et jeudis
de 14h à 18h

Le mot de la présidente
«  Le site de l'AFPric que vous allez consulter vous est dédié ainsi qu'à vos proches. N'hésitez pas à naviguer dans toutes les rubriques car elles évoluent régulièrement et elles vous apporteront des informations, des conseils et de l'aide pour mieux vivre votre maladie au quotidien. N'oubliez pas que l'Association a été créée par des malades, pour des malades et que la polyarthrite rhumatoïde, ensemble c'est plus facile à vivre. Contactez les délégations, participez à leurs activités, il y en a sûrement une près de chez vous et si cela n'est pas le cas, pourquoi ne pas être bénévole et la créer ? Vous pouvez compter sur nous, on compte sur vous aussi. »
Marie-Anne CAMPESE FAURE
LA POLYARTHRITE

Les maladies auto-immunes

Définition

Les maladies auto-immunes sont un groupe de maladies caractérisées par une réaction immunitaire "excessive" dont tout ou une partie est dirigée contre les structures de notre propre organisme (appelées constituant du "soi"). Les dérèglements qui induisent cette réaction auto-immune sont multiples, associant des facteurs génétiques qui sont propres à l’individu et des événements extérieurs (infection virale ou toxique, médicamenteux). La nécessité d'associer plusieurs facteurs pour déclencher la maladie explique qu'elle peut débuter de 5 à 85 ans.
Ces maladies auto-immunes sont caractérisées, dans la plupart des cas, par la présence d'auto-anticorps, c'est-à-dire des anticorps dirigés contre les constituants du "soi". Ces auto-anticorps ne sont pas présents chez tous les patients et n'ont pas forcément de rôle direct dans la maladie. Néanmoins, dans certains cas, l'auto-anticorps peut induire directement une lésion.

Il existe différentes formes de maladies auto-immunes :

     • les maladies auto-immunes systémiques qui touchent plusieurs organes. Le meilleur exemple est le lupus. Il existe d'autres maladies comme les sclérodermies, les polymyosites et le syndrome de Gougerot-Sjögren où le rôle de l’auto-immunité est possible.

     • les maladies auto-immunes d'organe qui ont la particularité de ne toucher qu'un seul organe comme par exemple les thyroïdites auto-immunes (responsables d'hypo ou hyperthyroïdie) et le diabète de type 1 qui est la conséquence d'une destruction auto-immune du pancréas.
La polyarthrite rhumatoïde ne peut être considérée actuellement comme une maladie auto-immune mais comme une maladie avec des éléments d’auto-immunité, sans que ces éléments jouent un rôle primitif dans le déclenchement de la maladie. A fortiori, les spondylarthrites ne sont pas à classer dans ce groupe.

Une évolution en trois phases

     • L’initiation d’une maladie auto-immune peut s’expliquer de deux façons :

– Soit il existe une perturbation globale de l’immunité que l’on appelle une « rupture de tolérance », permettant l’apparition spontanée d’une maladie auto-immune. Chez l’homme, cette situation est particulièrement rare car il y a très peu de situations dans lesquelles on a pu le démontrer. Il existe quelques affections caractérisées par des anomalies génétiques (mutation sur un seul gène) qui se traduisent par des manifestations auto-immunes, souvent assez diverses, mais très rarement des manifestations articulaires.

– Soit il existe des événements extérieurs (de l’environnement) qui viennent provoquer une réaction inflammatoire initiatrice. Cette réaction et liée à la mise en jeu d’une immunité locale, appelée immunité innée. Cette immunité innée est programmée pour agir immédiatement et si possible éliminer sans discrimination un « agresseur », quel qu’il soit. Cette immunité repose sur différentes cellules sanguines issues de la moelle osseuse, comme les macrophages par exemple, mais aussi sur des cellules appelées « résidentes », comme les kératinocytes de la peau ou les synoviocytes de la cavité articulaire. Ces cellules résidentes peuvent répondre à un agent de l’environnement reconnu comme étranger, ce qui provoque une réaction inflammatoire locale qui va entraîner différentes conséquences immunitaires.

     • La pérennisation

Cette réaction inflammatoire locale va provoquer des lésions tissulaires, qui elles-mêmes vont libérer des débris cellulaires ; ces débris, lorsqu’ils sont considérés comme étranger à l’organisme, vont induire une réaction immunitaire lymphocytaire qui s’auto-entretient. Des lymphocytes T et B auto-réactifs se multiplient et ce cercle vicieux inflammatoire amplifie la maladie.

     • La destruction

Dans la plupart des maladies auto-immunes, il existe des lésions aboutissant à la destruction d’organes lésés. C’est le cas par exemple du diabète de type 1, au cours duquel la réaction immunitaire va détruire les cellules pancréatiques, empêchant la production d’insuline. C’est également le cas dans le lupus qui peut se compliquer d’une atteinte rénale caractérisée par une destruction des glomérules rénaux.

Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, l’inflammation intra-articulaire se traduit par la libération de nombreuses substances (enzymes, radicaux libres) qui vont provoquer des lésions du cartilage et de l’os. Les lésions osseuses (érosions) s’expliquent en grande partie par l’activation de cellules appelées ostéoclastes qui ont la capacité de résorber l’os. L’activation de ces ostéoclastes est induite par les lymphocytes B et T, mais aussi par les cellules résidentes comme les synoviocytes.

Les maladies auo-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde, sont des affcetions multifactorielles qui se caractérisent par une activation de l’immunité innée, surtout lors de l’initiation mais aussi lors de la phase lésionnelle finale. L’activation de cette immunité dépend des facteurs d’environnement (notamment microbiens) qui vont réguler cette réponse immunitaire innée (chez les sujets prédisposés, cette réponse initiale va se compliquer d’une réponse auto-immune). Cette auto-immunisation vient aggraver la maladie et surtout la caractériser, notamment par la production d’auto-anticorps qui peuvent servir de marqueurs diagnostiques.

D’après l’article « Les mécanisles immunitaires des maladies auto-immunes : l’exemple de la PR », Pr Jean SIBILIA – CHU Hautepierre, Strasbourg (67)

Mis à jour le 10-09-2008 à 10:30:45


Infos et agenda 2017
Lorraine : Participez gratuitement à des séances d'Education Thérapeutique pour les personnes souffrant de rhumatismes inflammatoires chroniques sur les villes de Créhange, Sarreguemines et Longwy.
>>> Téléchargez la plaquette pour plus de renseignements

Éducation thérapeutique : vous pouvez participer à des ateliers d'éducation thérapeutique destinés aux patients atteints d'un RIC, sur place à Montpellier, OU par télémédecine depuis votre domicile partout en France.
>>> Téléchargez la plaquette d'information
>>> Pour en savoir plus, connaitre le programme et s'inscrire, contactez Nadine Nadal : nadinenadal@orange.fr / 06.59.39.95.66

>>> Retrouvez les dates 2017 des cures spécifiques polyarthrite rhumatoïde à Barbotan-les-Thermes.


L'édition 2017 de l'Officiel du thermalisme est à présent disponible ! Retrouvez le dans la rubrique « Ouvrages » du site.
http://www.officiel-thermalisme.com/

Rencontrez l'équipe de GenHotel près de chez vous :
>>> Retrouvez les dates

adhesion et don
adhesion et don

Plan du site | Mentions légales | Liens
Site réalisé et édité par Santor Edition © 2015. Tous droits de reproduction réservés. L'utilisation et la reproduction, même partielle sont interdites.